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15 façons de ne plus crier sur vos enfants

Comment ne plus crier sur vos enfants

Pouvez-vous vous passer de crier sur vos enfants pour qu’ils vous écoutent ?

C’est la question qui hante beaucoup de parents​. Surtout quand on voit ceux des copains qui semblent avoir jeté l’éponge malgré toute la bienveillance qu’ils mettent dans leurs valeurs éducatives.

En premier lieu, vous vous êtes lancée dans l’aventure de la parentalité en vous disant que ça ne vous arriverait pas, à vous. Que vous ne lâcheriez jamais et que ça filerait droit à la maison.

Seulement voilà. Ça ne dépend pas que de votre simple volonté. Plus tard, vous vous sentez démunie et impuissante face au gouffre communicationnel qui se creuse entre vous et vos enfants. Et ça explose. Souvent.

Pour ne pas vous aider, vous êtes malmenée, tiraillée entre les principes éducatifs que vous avez hérité de votre propre enfance, et ceux qu’on vous martèle à longueur de journée dans les médias, qui vous rendent chaque jour un peu plus coupable.

Après tout, y a de quoi devenir dingue.

Néanmoins, dans ce flou artistique, vous avez pris conscience de 3 choses importantes :

  • Que juste après avoir crié, vous culpabilisez
  • Que plus vous criez, moins on vous écoute
  • Que crier est épuisant, physiquement et émotionnellement, pour eux comme pour vous

Si vous lisez ce billet, c’est que vous recherchez un moyen de communiquer avec vos loulous avec bienveillance, dans le respect et la complicité. Pour enfin dormir sur vos deux oreilles.

Marre de crier sur vos enfants ? Lisez ce qui suit.

1- Faire retomber la pression

Ballon de baudruche rose sur fond gris

@Unsplash

42,5°C sous la caboche. 18,9 de tension. Votre généraliste doit beaucoup s'inquiéter pour vous.

C’est votre état, là, tout de suite quand vous regardez Léo renverser doucement son verre d’eau en vous regardant d’un œil défiant "tu vas faire quoi maintenant ? hein ?".

A ce stade, le but du jeu est de faire dégonfler la baudruche. (Laissez le papa ramasser le verre vide).

Parce que tous les points suivants sont inapplicables sans ce petit exercice tout bête :

  • Fixez un point de la pièce, le tableau tiens, là en face.
  • Comptez jusqu'à 4 en inspirant profondément, puis bloquez en comptant à nouveau jusqu'à 4.
  • Soufflez en 4 temps, puis bloquez. 4 secondes à nouveau.
  • Recommencez ça 3 fois.

Aussi, pour aller plus loin : je vous livre 2 autres méthodes dans mon article “méditer pour ne plus stresser”.

Ça va mieux ? On passe à la suite.

2- Cessez de crier sur vos enfants. Dansez plutôt.

Femme danse sur un fond jaune

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Ça marche pour les adultes, ça marche aussi pour les gosses.

Quand la situation vous échappe, déplacez vous, physiquement. Levez, vous, asseyez-vous, dansez, sautez..

Pourquoi ? Parce que ce faisant, vous re-distribuez les cartes.

En effet, l'effet de surprise induit par ce changement inattendu de position met votre enfant dans une énergie différente : Ça le déstabilise, c'est dire.
Ça casse son énergie de défi. Il tend l’oreille, et vous pouvez enfin parler (et pas crier).

Astuce suivante s’il vous plaît !

3- Agenouillez-vous

Mère et enfant moment de complicité

@Unsplash

Pour ne plus crier sur vos enfants, agenouillez-vous devant eux.

Descendre d'un étage et vous mettre au même niveau que votre enfant lui fera se sentir considéré, écouté et respecté.

Donc beaucoup plus réceptif à une demande.

Mettez votre regard au niveau du sien, et formulez votre demande avec bienveillance.

Et puisque l'on est dans l’empathie, je me dois de vous parler d’un petit jeu fort efficace auquel je joue parfois avec Marius :

4- Le jeu du mime

Petite fille en miroir devant un aquarium

@Unsplash

Il s'agit là de la plus essentielle, le plus naturelle et la plus fondamentale des connexions humaines : l'empathie.

Ainsi, vous mieux vous mettre au niveau de votre enfant (pour, rappelons-le : le faire se sentir, écouté, considéré et respecté), mimez ses mots et attitudes.

Attention : il ne s'agit pas de se moquer de lui. Jamais. A manier donc avec précaution.

Le but : lui faire comprendre qu'on a bien compris son désir, et qu'on comprend sa frustration associée. Le formuler verbalement et prendre la même posture physique que lui.

"Tu ne veux pas ranger ta chambre parce que jouer avec cette figurine Pat'patrouille est vachement plus drôle" et croiser les bras si il fait de même.

Malgré cela, si ça ne marche toujours pas, vous pouvez tester l’astuce suivante.

5- Jouer l’alternative

Une porte jaune et une porte verte

@Unsplash

Léa ne desserre pas les dents. C'est décidé : elle ne RANGERA PAS sa chambre.

Bien.

Alors on l'a vu hein, crier ne sert à rien, la coller au piquet non plus.

Donc on la joue finaude, et on détourne la demande. Ça ne sera pas la chambre ? OK.

Ainsi, demandez-lui un coup de main pour cuisiner. On s'occupera de la chambre plus tard.

Dans ce sens, vous créez un moment de partage ludique et reconfigurez votre enfant en mode "je fais un truc cool avec maman" et non "corvée".

Bizarrement, re-demander à Léa de ranger sa chambre derrière lui paraîtra bien moins pénible.

6- Célébrer les victoires plutôt que blâmer les erreurs 

Femme qui fait le V de la victoire

@Unsplash

Bravo.

Dans son livre édité en 37 langues "Comment se faire des amis", Dale Carnegie a aidé plus de 40 millions de personnes à mieux communiquer. Il nous explique qu'il est bien plus efficace de faire faire à quelqu'un ce qu'on souhaite par le compliment et l'encouragement, que par la punition, le jugement et la critique.

Je vous en conseille d'ailleurs vivement la lecture, tant elle est applicable à l'éducation positive. Vous trouverez un résumé chroniqué via ce lien

En effet, tout se passe à un niveau neuronal : Un enfant encouragé se sent valorisé, récompensé. Et quand les zones "récompense" du cerveau sont activées, il se passe 2 choses très intéressantes :

  • la motivation est renforcée
  • naît le désir d'être à nouveau récompensé

Donc, plus vous encouragez, plus vous obtenez.

7- Installer la routine positive

C'est d'autant plus vrai que dans les premières années de sa vie, votre enfant bâtit à partir de rien. Il est vierge de tout et a besoin de vous pour lui donner le tempo.

De ce fait, le cadre passe par des rythmes, des routines rassurantes qui lui permette d'en tester les limites, pour en comprendre les règles du jeu.

Ainsi, un enfant habitué à ranger systématiquement après le jeu ne vous donnera plus jamais envie de crier sur vos enfants.

8- Inception : quand l’idée vient d’eux, et pas de nous

Attrape rêves

@Unsplash

Les enfants sont malins. Très.

Nous aussi. Plus même. Nous, on a l’expérience des vieux singes.

Plantez la petite graine de la bonne idée dans sa tête de façon à la laisser germer et lui laisser trouver lui-même la solution.

Il a perdu son doudou ? Profitez-en pour le faire ranger :

“ Mince, tu as perdu doudou… c’est embêtant. Comment vas tu faire pour le retrouver rapidement sous cette montagne de jouets éparpillés dans ta chambre ?”

Ça ne marche pas à tous les coups, mais dans le cas contraire, c’est le jackpot.

9- Se poser la question la plus essentielle

D’après vous, pourquoi crie-t-on ?

  1. Parce qu’on ne nous écoute pas.
  2. Parce qu’on se sent impuissant.
  3. Parce que nos besoins ne sont pas respectés.

Les 3 mon capitaine !

Or pour se sentir écouté et respecté, il est important de savoir traduire, communiquer son besoin à celui ou celle qu’on souhaite convaincre.

Par ailleurs, pour savoir communiquer ce besoin, il faut d’abord le connaître, le comprendre, et savoir d’où il vient.

Vous avez besoin que votre enfant range sa chambre, car vous avez besoin :

  1. d’ordre : vous estimez qu’il favorise le bien-être collectif
  2. d’aide pour maintenir cet ordre : vous vous sentez seule dans cette mission

Au fond, mettez des mots clairs sur ce que vous ressentez. En étant clair dans votre tête, il leur sera beaucoup plus facile de comprendre ce que vous attendez d'eux, et pourquoi c’est si important pour vous. Ainsi, vous n’aurez plus besoin de crier sur vos enfants.

10- Le pouvoir du “parce que”

Chaque mot compte.

Un seul mot dans une phrase peut parfois en changer complètement le sens. Particulièrement dans la langue française.

“Parce que” est un mot puissant, qui, placé à la suite d’une demande, modifie favorablement l’issue d’une réponse. Il implique et encourage.

Mettez vous à la place de votre lardon, et lisez ces 2 phrases ci-après :

“Je souhaite que tu ranges ta chambre. Comme ça tu retrouveras tes jouets plus facilement. Et puis ça me filerait un coup de main.”

“Je souhaite que tu ranges ta chambre, parce que je pense qu’une chambre propre t’aidera à retrouver tes jouets plus facilement, et parce que j’ai besoin de ton aide pour la tenir en bon état”

Vous sentez la différence ?

11- Montrer l’exemple

Le parent est le tout premier modèle de vie d’un enfant.

C'est pourquoi il est impossible de lui faire faire ce que nous même ne faisons pas. Le punir ou le reprendre n’y changera rien, en tant que parent, il nous faut être cohérent pour être suivi.

Donc, si vous attendez une chambre rangée, appliquez les principes du dressing minimaliste dans son espace de vie pour compartimenter logiquement ses affaires. Classer par couleurs, par formes, dans des espaces bien définis est tellement plus ludique et agréable.

Montrez la voie, et faites d’abord vous-même ce que vous lui demandez.

En somme, il faut d’abord donner pour espérer recevoir. Pas le contraire.

12- Dormez suffisamment, et faites que vos enfants dorment

Femme en tshirt gris dort sur lit aux draps blanc

@Unsplash

C’est la base. Fatigués, les éclats de voix sont quasiment inévitables. Pour vous comme pour eux.

Pour ce faire, repartez du point n°7, la routine est une alliée précieuse.

Profitez des micro-siestes pour récupérer en 10-15 minutes.

Et évitez les  “19 erreurs qui font que vous êtes tout le temps fatiguée”.

Voyons maintenant l’astuce la plus bizarre et inattendue de la liste pour ne plus crier sur vos enfants.

13- Excusez-vous

Mains tendues offrant une fleur jaune

@Unsplash

Un conseil contre-intuitif qui vous sauvera la vie à maintes reprises, et vous autorisera l’erreur :

Excusez-vous auprès de vos enfants.

Attention : je ne parle pas de revenir sur une décision par culpabilité ou par crainte de ne plus être aimée par votre loulou.

Je parle de l’excuse que l’on formule lorsque l'on s’est laissé déborder par un trop plein d’émotions, ou lorsque l'on s’est montrée injuste, dans une situation donnée.

Parce qu'un cri peut vite sortir. Ça arrive à tout le monde. On a le droit d’être fatiguée, c’est ok.

Et la magie du “pardon”, c’est que même en ayant fauté, vous pouvez vous servir de cette erreur à fins éducatives fantastiques.

Quoi de plus formateur que le modèle de son propre parent en détresse, qui prend la peine de se mettre au niveau de son enfant, pour s’excuser et lui expliquer pourquoi c’est arrivé.

Un exemple d’honnêteté, de confiance, de résilience et d’autonomie affective.

14- Larguez les boulets de votre éducation

“Une bonne fessée n’a jamais tué personne, si tu ne le prends pas en main tout petit, tu vas te faire bouffer plus tard…”

On les connait ces conseils “bienveillants” entendus depuis l’enfance et parfois appliqués sur nos propres poupées pour faire comme nos anciens parce que c’est forcément bien...

Le hic, c’est que nous, on a envie d’enseigner autrement. Qu’on a compris que la violence physique ou verbale n’est pas plus efficace sur le long terme, et qu’elle placent chez nos têtes blondes des blessures qui peuvent avoir de graves conséquences sur les adultes qu’ils deviendront.

Alors on s’émancipe, et on ne craint pas de blesser belle maman qui en a élevé 5. Ca ne vous rend pas moins légitime. On l’écoute d’une oreille, et on fait comme on se sent à l’aise.

Sans ça, on devient schizo, et incertaine, bancale. Et ça c’est pire que tout niveau éducation.

Vous entendez ?... Les cris ne sont pas très loins.

15- Sans mec et sans enfants

Femme seule profitant de la nature

@Unsplash

Bougez de chez vous !!!

Sans mec et sans enfants.

C’est aussi une manière de vous reposer. Oui, c’est permis. Non, c’est pas grave. Oui, vos enfants vont continuer à vous faire des câlins à votre retour.

Je pars en vacances 1 semaine toute seule depuis 2 ans. Cette année, je suis partie à Djerba, et voilà ce que ça m’a fait :

Crier sur vos enfants vous semble malgré tout inévitable ?

Parfois, ça partira. Comme ça. Sans prévenir. Bien sûr.

Parce que nous ne sommes pas des machines. Nous sommes faites de chair, de sang et d’hormones capricieuses. Nous avons le droit de nous tromper. Nous avons le droit de déborder. Nous avons le droit de crier sur nos enfants

C’est ok, et c’est une occasion en or de prouver à nos enfants à quel point se tromper n’est pas grave, et que le plus important est de ne jamais rompre la relation de confiance qui existe au sein de la famille.

La relation de confiance passe par l’écoute, le dialogue, la permission d’expression, la bienveillance et la complicité. Et c’est ce que vous allez mettre en place dès maintenant.  

Certes, vous allez vous rendre compte, en lisant ce billet, que vous avez commis quelques erreurs. Oui, vous auriez parfois pu faire mieux, mais franchement, il n’y a que la mort qui soit irréversible.

Donc vous allez prendre un de ces 15 points, l’appliquer tout de suite, et en fin de compte, il va se passer quelque chose d’étonnant : vous allez vous sentir fière..

Fière de vous.

Parce que vous aurez compris qu’on ne récolte nulle violence quand on sème de l’amour.

vous allez aimer !

Vanessa
 

Vanessa, fondatrice et auteure de Girlsmater.com. Je vous aide à vous débarrasser de votre charge mentale, et vous épanouir pleinement mère.

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