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5 étapes simples pour développer votre patience avec vos enfants

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“La patience est amère, mais son fruit est doux” Jean-Jacques Rousseau

Voilà le topo : Vous pissez dans un violon. 

Vous répétez tout le temps les mêmes choses. Vos enfants, votre conjoint ne vous écoutent pas. Vous êtes devenue un Perrogon (croisement entre un perroquet et un dragon). Et quand ils vous écoutent enfin, c’est lent. Très lent. Trooooooop lent. 

Vous êtes fatiguée de répéter à vos enfants de ranger leurs legos, de se brosser les dents, de ne pas mettre de pâte à modeler dans la passoire (quelle idée bizarre… on en parle ou pas ?) 

Résultat : vous perdez patience. Vous stressez. Vous criez. Puis… vous culpabilisez. 

Gagné.

Mais la fatigue n’est pas la seule responsable de votre manque de patience.

Vous perdez patience pour trois bonnes raisons supplémentaires :

Un : Vous avez besoin de résultats rapides et efficaces pour soulager D’URGENCE votre charge mentale.

Deux : Vous avez besoin de valider que vos efforts sont canalisés dans la bonne direction et que vous ne perdez pas votre temps.

Trois : Enfin, vous avez besoin de sentir un retour sur investissement de votre temps et de votre disponibilité.

Le problème ?

C’est que plus on se concentre sur le résultat immédiat, plus on s’épuise et se frustre à NE PAS l’obtenir. 

Conséquence ?

Eh bien cela n’inspire personne. Pas même nos enfants. Comme vous avez déjà pu l’observer, quand vous pétez les plombs, vous perdez automatiquement l’attention et l’écoute de vos interlocuteurs. C’est mathématique. Plus vous vous énervez, moins on vous suit, plus vous perdez patience… et on peut continuer comme ça jusqu’à Pâques.

Et c’est ok de péter les plombs mesdames. On ne culpabilise pas ici ! Nous sommes des êtres humains bon sang !

Mais on a quand même bien envie de casser le cycle hein ?

Alors voilà ce que vous allez faire :

Etape 1 : Oubliez le schéma de famille idéale dont vous avez rêvé

Je vous rassure, on en a toute un. Tiré de notre propre passé familial, de celui de notre copine d’enfance, de notre série ou de la vie de notre star préférée. 

C’est un peu comme quand on arrive chez le coiffeur avec une photo de la coupe qu’on veut. On la demande, le coiffeur s’exécute et là….

Et là c’est la cata. Parce qu’en fait, la coupe en question, elle va très bien sur le visage d’Angelina Jolie, mais sur nous… c’est une autre histoire. 

La vie de famille c’est pareil. On doit composer avec ce qu’on a, avec les contraintes qu’on a, le background familial, le contexte actuel… Sans ça on va au casse pipe et on passe notre temps à rêver notre vie idéale plutôt que de la créer.

Faire le deuil de ce qu’on a pensé fait pour nous, c’est un premier pas vers quelque chose de plus accessible, de plus personnel, de plus authentique et de plus sain.

Etape 2 : Redéfinissez votre vision familiale (raisonnable)

Attention, je ne parle pas de voir vos objectifs à la baisse. Je vous parle de revoir vos objectifs de manière accessible et raisonnable. Pour ne pas vous épuiser à courir après un lièvre imaginaire.

Qu’est-ce qui a de l’importance pour vous aujourd’hui, dans votre vision familiale ? 

Pour le savoir, posez-vous la question : Quelles sont les valeurs que vous voulez transmettre à vos enfants ? Que voulez-vous leur apprendre ?

Quand vous aurez répondu à cette question, vous donnerez naissance à une vision plus personnelle de ce que représente une réussite familiale pour vous. Et si c’est personnel, c’est forcément plus réaliste et atteignable.

Une fois que votre vision est définie, voilà comment entretenir votre patience pour ne pas flancher en route.

Etape 3 : Pour nourrir votre patience, activez le levier “plaisir”

D’après vous, quel est le pire quand vous vous lancez dans la poursuite d’un objectif comme atteindre votre vision de famille personnelle ?

Réponse : vous épuiser dans l’exécution des actions nécessaires pour l’atteindre. Et pourquoi ? Parce que ces actions vous emmerdent. Tout simplement. 

Je fonctionne exactement comme ça. Si les tâches que je dois accomplir m’ennuient, je n’y arrive pas et motivation et patience tombent très vite en dessous du niveau de la mer.

Par exemple, jouer avec mon fils. C’est bête, mais si l’activité n’a vraiment aucun attrait pour moi, je ne trouve aucun plaisir à jouer avec lui. Pourtant c’est mon fils, je l’aime, mais non, rien, ça ne vient pas. Jouer aux petite voitures c’est pas mon truc. Point.

Alors que faire ?

Trouver les actions/activités qui vont vous permettre d’atteindre vos objectifs familiaux ET qui vous apportent un maximum de valeur quand vous les réalisez. Que ce soit du bien-être, de l’apprentissage, de la découverte, du sentiment d’accomplissement, de réalisation…

Créer des objets en lego, c’est déjà autrement plus sympa. C’est plus “facile” pour moi. Je le fais avec plus de plaisir.

C’est comme ça que vous trouverez l’énergie et la patience nécessaire pour tenir votre objectif dans le temps sans vous épuiser. 

Etape 4 : Célébrez les victoires les plus insignifiantes pour soutenir votre patience

Quel est le problème n°1 d’une mère épuisée ?

La fatigue, ok. Le manque de temps, d’accord. Un conjoint absent, oui. 

Mais connaissez-vous le grand patron de ces problèmes-là ?

LE MANQUE DE RECONNAISSANCE.

Pensez-y 2 minutes : Le manque de reconnaissance est responsable de l’épuisement qui découle de notre volonté d’en faire toujours plus, toujours plus longtemps pour compenser un manque d’aide pratique et moral. 

N’est-ce pas ?

Voilà. Maintenant qu’on a compris ça, on comprend aussi à quel point il nous est important de célébrer nos victoires. Quelles qu’elles soient. 

Alors la prochaine fois que vous touchez du doigt une réussite en lien avec votre vision familiale. Célébrez-là ! C’est peut-être aussi bête que vous offrir un rouge à lèvres, contacter cette copine que vous n’avez pas vu depuis 2 mois pour boire un verre et refaire le monde ou encore passer 2 heures au SPA.

N’importe quoi, pourvu que vous en profitiez (SANS culpabiliser s’il vous plaît).

Etape 5 : Reconnaissez les déclencheurs (et désactivez-les)

Une bonne manière de travailler sur votre patience est d'identifier les événements qui déclenchent les crises d’impatience.

Les événements qui déclenchent vos crises d’impatience sont personnels et ont été “figés” par des expériences mémorisées (l’attente, la répétition, les imprévus…). On appelle ça des ancrages et c’est grâce ou à cause d’eux qu’on reproduit continuellement les mêmes schémas et attitudes (bénéfiques ou toxiques).

Bonne nouvelle, les ancrages, ça se déprogramme.

Prenez le temps de vous demander quels sont vos événements déclencheurs ? Quelles sont les situations qui génèrent de l’impatience chez vous ?

Une fois que vous avez fait le point, réfléchissez à la première action que vous pouvez entreprendre pour ne plus revivre le déclencheur. 

Par exemple : “Je perds patience quand je demande à mon fils de se mettre en pyjama et qu’il prend plaisir à se lancer dans une course poursuite dans tout l’appart (ça me rend folle…)”. 

Déclencheur : Mon fils ne m’écoute pas et me tourne en bourrique.

Donc : Je pose une négo (ok, 5 minutes de jeu et après au lit) et j’applique la sentence si la règle n’est pas respectée (le coin). Mon fils m’écoute et me respecte. Je ne perds plus patience.

A retenir

Le truc cool avec la patience quand elle est bien canalisée, c’est qu’elle donne accès à tout un tas de récompenses inaccessibles quand on en est dépourvu. 

C’est un peu comme vos enfants connaissent enfin leurs additions. Vous pouvez enfin les envoyer acheter le pain 🙂 

Et la bonne nouvelle, c’est que la patience est comme un muscle. Elle se travaille, s’assouplit, se renforce, s’épaissit. Et ces 5 étapes vont vous permettre de la travailler dans ce sens.

Patience acquise = accès et réponse à vos besoins.

Une maman plus patiente inspire ses enfants, leur donne confiance et l’envie de la suivre. Son autorité devient légitime, elle gagne du pouvoir, de l’écoute et au final : du soulagement, moins de culpabilité, davantage d’énergie.

Alors ? Ça tente qui ? 😉

Vanessa
 

Bonjour :) Moi, c'est Vanessa. Je suis probablement en train d'écrire un nouvel article pour vous aider à lutter contre le surmenage parental. C'est mon truc, j'aime bien aider quand je le peux. Posez-moi toutes vos questions, suggérez-moi de nouveaux sujets, n'hésitez pas, car Girlsmater, c'est d'abord votre site !

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