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Coronavirus : Confinement, comment gérer les enfants à la maison ?

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Coronavirus, grèves, gilets jaunes, attentats, manifestations et autres joyeusetés qui poussent au confinement. L’une des principales préoccupations de parents dans ce genre de situation, en dehors de sécuriser le foyer est de savoir comment gérer le cloisonnement avec leurs enfants à la maison. 

Comment les occuper, comment trouver le temps de gérer les responsabilités annexes, comment ne pas être encore plus épuisés et ne pas céder aux sautes d’humeur inhérentes à la promiscuité ?

Bref. Comment ne pas péter les plombs et traverser ces évènements dans l’équilibre et la sérénité.

Et là, la clé passe par la parfaite compréhension et écoute des besoins mis à mal et déséquilibrés de vos enfants pendant cette période transitoire. Parce que des enfants pas rassurés = des petites bombes prêtes à exploser à tout moment.

Que craignons-nous en tant que parents ?

La plupart du temps, les questions qui reviennent tournent autour de “Comment vais-je faire pour garder mon calme avec les enfants à la maison ?”. Mais cette question soulève plusieurs sources de préoccupations telles que :

  • ​les cris, crises et disputes (gestions d’humeurs négatives et stressantes)
  • les enfants qui collent (perte d’intimité du parent)
  • les enfants qui s’ennuient (parent qui se sent coupable)
  • la perte de liberté perçue par les parents (parent qui se sent prisonnier)

Ces préoccupations étant naturellement présentes chez le parent, le confinement est une source d’angoisse supplémentaire, sans visibilité sur le temps que ça va durer.

Comprendre ce qui se joue dans la tête de nos enfants

Je ne vous apprends rien, nos enfants sont des éponges. Ils sont non seulement sensibles aux mots que nous employons, mais encore plus au ton de notre voix et à nos attitudes qui transpirent malgré nous, notre état d’esprit.

Quand on comprend cela, on comprend aussi la nécessité de travailler en profondeur sur notre état d’esprit vis-à-vis d’une situation de confinement, pour nous ériger en modèles rassurants. Et je vous expliquerai plus loin dans l’article comment bosser dessus.

Pour nous assurer le bon déroulement de ces périodes désagréables, nous avons besoin de nous assurer que nos têtes blondes se sentent en sécurité, dans un climat serein et apaisant. Et pour cela, nous avons besoin de comprendre ce qu’ils ressentent.

  • l'enfermement les prive de la capacité de se défouler, de s’exprimer, de bouger et génère des tensions non évacuées, qui vont se répercuter sur… vous, objet de réception.
  • le stress des parents ressenti ou disputes claires sont sources de stress pour nos enfants émotionnellement immatures.
  • la promiscuité, tout comme nous, les prive de leur intimité. Or les enfants en ont besoin un minimum pour construire leur identité et en ressentent la privation de la même manière que nous.

Canaliser nos émotions au profit de l’équilibre collectif

Le profil émotionnel des enfants est encore immature. Ces derniers se calent donc naturellement sur nos propres rythmes. C’est leur façon d’apprendre, de maturer et de se rassurer.

Le premier point sur lequel j’ai envie de mettre l’accent est : la gestion de l’information et des médias. Temporiser l’accès à l’information et choisir ses sources est une bonne manière de contourner la panique et donc, de la transmettre à nos enfants.

S’occuper différemment en se faisant plaisir est aussi un bon moyen de convertir les émotions négatives en quelque chose de productif (méditation, respiration, étirements, danse, chant, dessin, peinture…). Pour nous-mêmes comme pour nos proches. 

Que ce soit des activités “forcées” types tâches ménagères où la collaboration collective vous soulagera et permettra à vos enfants de se sentir responsables. Ou bien des activités plus ludiques pour renforcer la communication et les liens.

De manière générale, votre patience est clé, et travailler sur votre patience fera levier sur ces initiatives. Voici un article pour développer votre patience en 5 étapes.

Écouter pour se faire entendre

L’écoute active est cette faculté que nous pouvons développer en tendant l’oreille au-delà des mots qui sortent de la bouche de nos enfants. En écoutant vraiment ce que leurs actions nous disent, au-delà de ce que notre égo et nos émotions nous disent en réaction. Car dans une situation de communication, nous sommes plus souvent dans la réaction que dans l’action réfléchie, canalisée, pondérée et digérée.

Tant que nous sommes occupées et concentrées à tenter de comprendre ce qui se joue au niveau des attitudes de nos enfants et ce que ça veut dire au-delà des apparences, moins nous sommes dans la réaction et donc, plus nous sommes aptes à y répondre, et désamorcer les crises.

Crier, faire du bruit, lancer des objets, taper le frère, s’opposer et autres comportements perçus comme des caprices, sont toujours symptomatiques d’un besoin : celui d’être écouté, entendu, compris. En l’occurrence dans un contexte de confinement : besoin d’être rassuré, aimé, respecté, besoin d’intimité, de temps, de clarté, de transparence sur les événements etc..

Une fois ce besoin de respect répondu par le parent, l’enfant est naturellement mieux disposé à écouter et collaborer. 

C’est la base de toute communication saine. Et c’est la solution de beaucoup de problèmes relationnels.

Aussi, dans un contexte de confinement, soyez transparents sur l’actualité, en adaptant le discours aux plus petites oreilles. Inutile de les préoccuper avec des considérations qu’ils ne comprennent pas. Parlez-leur de ce qui se passe avec des mots simples et non anxiogènes. 

Lancez des discussions avec les plus grands sur le sujet pour exorciser la peur et construire une réflexion.

Pour aller plus loin, voici aussi un article clé pour vous aider à réinstaller une communication fluide avec vos enfants et vous faire écouter sans lutte.

Respect de l'intimité et du rythme de chacun

Nos enfants ont autant besoin d’intimité que nous. Pour se ressourcer, évacuer, développer leur créativité, leur imagination et construire leur identité.

Par ailleurs, le nouveau rythme qu’implique la perte de repère leur demande, tout comme pour nous, de la souplesse, de l’adaptation, du temps. Un assouplissement et une adaptation des règles, et leur laisser le temps d’assimiler cela semble être une bonne piste pour leur permettre de s’autonomiser et de répondre favorablement à nos propres consignes.

Leur permettre des moments à eux pour “ne pas suivre les consignes à la lettre” tout en cadrant et en offrant des solutions alternatives est une preuve de confiance qu’un enfant sait reconnaître. Le donnant-donnant a toujours du bon là où la force ne fait que renforcer le sentiment d’impuissance, d’inquiétude et de rejet.

Pourquoi ne pas prévoir une pièce dans le foyer, prévue pour les retraites de toute la famille par exemple. Avec un petit planning ou un mot clé qui quand il est employé, permet à celui qui en a besoin de pouvoir se soustraire un moment de la promiscuité familiale. Cela peut vite devenir un jeu, dont les règles devront être fixées à l’avance.

Activités collectives et participatives

Tout le monde va mettre la main à la pâte. Et c’est une excellente chose. 

Dans ces moments-là, il n’est plus question de tout supporter sur vos épaules comme vous le faites habituellement. 

Impliquer tout le monde dans les tâches ménagères, et activités est non seulement un bon moyen de vous soulager, mais aussi d’impliquer, responsabiliser et inclure vos enfants et de les faire prendre part activement à l’aventure que vous vivez tous ensemble.

Responsabilité = fierté = mission = solidarité = collaboration = tout se passe mieux

Vous leur apprenez quelque chose qu’ils n’apprendront probablement jamais à l’école. N’est-ce pas une superbe mission en tant que parent ? 😉

Mettez en place un planning de tâches et des affectations. Affichez-les clairement sur le frigo, et au besoin, mettez en place un système de récompenses (autocollants ou autre) pour les encourager et renforcer leurs bonnes actions. Ils n’en seront que plus ravis.

Donner un sens à l'enfermement

De manière générale, la perte de liberté et de contrôle induite par cette période de confinement est responsable de votre anxiété et de vos appréhensions. Sans but, sans objectif, cette période risque de tourner au calvaire d’autant que vous n’avez pas de visibilité sur le temps que ça va durer.

Faites de cette période d’enfermement un levier pour accomplir votre mission de vie et satisfaire vos valeurs fondamentales.

C’est l’occasion rêvée d’apprendre à nos enfants ce que l’école ne leur apprendra jamais. De recréer du lien au travers d’activités inhabituelles et axées sur les échanges humains. De renouer une communication rompue. D’être à l’écoute de l’autre et exprimer nos besoins. 

Donner un sens à cette période vous permettra de la traverser plus sereinement, avec une agréable sensation de pouvoir sur les évènements. Et le manque de pouvoir, de contrôle, les imprévus sont justement les paramètres qui vous mènent au burn-out maternel.

Voyez donc le confinement comme une formidable opportunité d’apprendre, de changer de stratégie, de prendre soin de ceux que vous aimez et de faire le bien collectivement.

Vous en sortirez grandie, plus forte, plus alignée, plus ancrée. Et c’est tout le mal que je vous souhaite.

Vanessa
 

Bonjour :) Moi, c'est Vanessa. Je suis probablement en train d'écrire un nouvel article pour vous aider à lutter contre le surmenage parental. C'est mon truc, j'aime bien aider quand je le peux. Posez-moi toutes vos questions, suggérez-moi de nouveaux sujets, n'hésitez pas, car Girlsmater, c'est d'abord votre site !

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