fbpx
4

Coronavirus, confinement sanitaire : Comment bien vivre la promiscuité en famille

Cliquez sur play pour écouter votre article en faisant autre chose :

Comment bien vivre la promiscuité familiale en pleine période de confinement ? 

C’est l’angoisse. Depuis l’annonce de la fermeture des écoles, puis celle du confinement sanitaire, c’est panique à bord. 

Comment gérer l’énergie débordante des enfants confinés à la maison ? Comment faire en sorte que le couple n’explose pas en vol ? Comment survivre à l’épuisement quand c’est déjà assez compliqué en temps normal ?

Nous ne sommes pas habituées à ce nouveau mode de vie, ça remet en cause toutes les règles mises en place ou presque. Les sautes d’humeur sont de la partie et le manque de visibilité sur la fin des événements participe activement à votre stress d’anticipation.

Effectivement, vous n’avez pas le contrôle sur ce qui vous tombe dessus. En revanche, vous l’avez sur ce que vous allez décider d’en faire.

Dans cet article, je vous explique comment mettre à profit cette contrainte de confinement et en tirer des bénéfices solides pour consolider les fondations de votre famille et le bien-être collectif.

Des repères qui vous ressemblent

L'affaire du pyjama

Le confinement soudain déstabilise nos habitudes, nos routines et un temps d’adaptation est nécessaire pour nous permettre de retrouver nos marques. 

Nous verrons dans cet article comment installer les routines les plus adaptées au contexte, pour favoriser la cohésion familiale et éviter la crise. 

Mais en premier lieu, le tout premier réflexe utile est de conserver à minima les routines d’avant confinement pour ne pas s’y perdre complètement.

Continuer à prendre soin de son apparence le matin et ne pas traîner toute la journée en pyjama est par exemple un très bon moyen de démarrer la journée. Ça fait une nette différence sur notre manière de vivre les obstacles inhérents à la promiscuité.

Pourquoi ? Parce que ça nous oblige à nous mettre dans un mode productif et ne pas rester passives. 

Prendre soin de soi passe aussi par le temps que l’on s’accorde à soi. Pour lire, écrire, méditer. Nous verrons un peu plus loin comment faire fiter ça au planning pour ne pas perdre le bénéfice de ces ressources nécessaires pour vous aider à mener cette course de fond.

Votre nouveau programme

La perte de repères induite par le confinement incite en soi à “se laisser vivre” et orienter par l’inertie du quotidien. 

Or vous savez mieux que personne que sans règles, c’est le chaos assuré. Regardons ce qui se passe avec nos enfants quand il n’y a pas de règles. Nous ne sommes pas des enfants, mais nous en avons tout autant besoin qu’eux.

C’est pourquoi, installer un planning aux vues de toute la famille est un bon moyen de responsabiliser tout le monde, de rassurer et sécuriser.

Un planning pour les repas est une bonne manière d’anticiper les stocks et de ne pas perdre de temps à y penser à chaque fois. Ecrivez votre planning sur les 2 prochaines semaines. Vos courses en conséquence. 

Vous gagnerez en temps et en sérénité.

Pensez aussi à établir un planning pour les activités de toute la famille. Devoirs des enfants, jeux, moments de couple, moments en famille, moments seuls. Et faites-le pour chaque membre de la famille dans la mesure du possible. 

Avoir une vue sur ce qui nous attend dans la journée a un pouvoir sécurisant et soulageant. C’est aussi, et une fois de plus un moyen de responsabiliser les enfants, et donc, de soulager en partie votre charge mentale, émotionnelle, de travail et de concentration.

Ne chargez pas la mule

Inutile de surcharger le planning par peur des trous. 

5 activités maximum par jour, pour chacun d’entre vous dont : 1 importante (qui a du sens et de la valeur : jouer à un jeu de société en famille par exemple), 2 d’importance moyenne et 2 tâches peu importantes qui, si elles ne sont pas réalisées, n’auront pas beaucoup d’impact sur la qualité de votre journée.

Mettez en place des plages horaires pour effectuer les activités que vous installez au planning. Histoire de coordonner toute la famille. 2h30 max par activité est un bon point de repère. Passé ce délai, la concentration n’est plus au rendez-vous et vous pourrez ressentir une lassitude. 

L'énergie collective

Un environnement déchargé (et son mental)

Pour bien vivre une période de confinement, il est important d’aménager votre espace de vie pour en faire une bulle accueillante et sécurisante.

Un environnement encombré, c’est un mental chargé. Or, particulièrement pendant cette période, vous avez besoin de décharger votre mental et compartimenter votre cerveau pour y laisser la place d’installer de nouveaux bagages. 

Ces bagages, c’est tout ce que vous allez apprendre de cette période de confinement. Toutes les leçons que vous allez en tirer, et que vous pourrez transmettre à ceux que vous aimez. 

Profitez donc de la période pour jeter les vieilleries qui n’ont plus leur place chez vous, tout ce dont vous ne vous servez pas. Tout ce qui pollue votre univers et vous empêche de lâcher prise ou de réfléchir correctement. 

Bougez les meubles de place, accrochez au mur les dessins de vos enfants, aménagez une pièce de “retraite” pour permettre aux membres de votre famille de profiter de leur solitude quand ils en ressentent le besoin. 

Vous y gagnerez en fraîcheur, sérénité et rassurance.

Les activités malignes (et complémentaires)

Il se passe un truc quand vous vous retrouvez confinée et “seule” avec vous-même. C’est que vous avez le choix de faire mille choses. Et quand on a trop de choix, on ne prend bien souvent pas de décision, laissant l’inertie du quotidien dicter notre emploi du temps.

Et laisser faire cette inertie est un très bon moyen de se sentir vaguement coupable et médiocre. Et pour le moral, c’est mortel.

Une bonne pratique dans un premier temps est de cibler le type d’activités que vous pourriez faire. Pour vous sentir complète, 1 activité détente, 1 activité ludique, 1 activité physique et 1 activité créative ou de réflexion.

Que ça passe par le temps que vous passez en famille, en couple ou seule… essayez d’intégrer dans vos 5 tâches journalières au moins 3 de ces types d’activité. 

C’est une façon intéressante de se réaliser pendant cette période désagréable et de la transformer en quelque chose de productif et bienfaiteur pour toute votre famille.

Trouvez votre mission (très important)

Le manque de sens, le sentiment d’injustice et le manque de contrôle sur une situation de confinement sanitaire pousse à la morosité, au stress et rend la promiscuité d’autant plus difficile. 

Mais cette période représente aussi une formidable opportunité de développer nos valeurs fondamentales telles que la solidarité, la transmission, l’aide, le partage, la générosité, et la liste n’est pas exhaustive.

Et ça, vous êtes toutes capables de le faire. Pas besoin d’avoir une fonction à hautes responsabilités, d’être une personnalité publique ou d’avoir une autorité quelconque pour contribuer au bien-être collectif. 

Et je ne vous parle pas de cela par hasard. La notion de mission personnelle est directement reliée au concept du burn-out maternel. Nous sommes toujours plus angoissées, abattues ou fatiguées quand nous restons centrées sur nos préoccupations et que nous ne rayonnons pas pour une cause externe à nous-mêmes. 

Je sais de quoi je vous parle puisque c’est en créant Girlsmater et en travaillant pour vous que je suis sortie de mon propre burn-out. 

Alors voici ma question : A votre niveau, avec les outils que vous avez en main, comment pouvez-vous concrètement aider ? Et qui ? 

Est-ce que c’est une contribution que vous allez apporter à vos voisins, à votre famille, à vos enfants, à vos proches, à une cause ? Comment allez-vous l’apporter ? Dans quoi êtes-vous douée ? Cuisiner, enseigner ? Que faites-vous naturellement et facilement que vous pourriez mettre au service des autres ?

Trouvez un fer de lance et accrochez-y vous pendant toute la période de confinement. Ça va vous apporter beaucoup. A ceux dont vous prenez soin, et à vous par effet ricochet.

Descendez le voltage

Vous n’empêcherez pas certaines tensions de s’installer, malgré toutes ces précautions. 

Aussi, prévoyez dans votre planning des moments pour expulser en famille ce qui a besoin de l’être et que ça ne se transforme pas en crise. 

Les jeux de société, cartes, jeux vidéos collectifs sont un bon moyen de vous mettre “sainement en compétition” et donc de vider le sac à querelles de façon ludique.

La danse, c’est mon mode préféré. Danser en famille pendant quelques minutes. Créez-vous une playlist pour ça si il faut ou chacun pourra contribuer. Des musiques énergiques de préférence. De plus, la danse peut très bien intégrer les activités physiques. Vous faites d’une pierre 2 coups.

De manière générale, n’importe quelle activité physique est une bonne idée pour décharger le voltage.

Soignez vos relations

Si tu vas bien, je vais bien

Nous ne vivons pas tous au même rythme. Nous n’avons pas tous les mêmes besoins en termes d’intimité et de solitude. Et le contexte du confinement déstabilise la place de chaque membre au sein de la famille. 

C’est pourquoi il est important de réapprendre à nous écouter, nous comprendre, et respecter nos rythmes sans chercher à vouloir les contrôler. Juste les accepter et composer avec.

C’est là que les plannings vous aideront. 

En permettant à chacun de composer son planning, et de rassembler les souhaits pour en consolider un ensemble stable, vous vous assurez que tout le monde trouve sa place dans la nouvelle organisation et s’y sente bien.

Concernant l’intimité, une astuce qui marche bien est d’aménager un espace spécial “retraite” comme je l’ai évoqué un peu plus tôt. Une pièce dédiée, ou un espace dans une pièce au calme, aménagé pour permettre à ceux qui le souhaitent de s’isoler et de profiter d’un moment avec eux-mêmes.

Ces moments peuvent très bien s’inscrire au planning pour ne pas que les créneaux se croisent. 

A deux, à trois, à quatre, à cinq...

Le besoin de solitude est une chose, mais on ne peut pas traverser la période de confinement en ignorant complètement ceux qui partagent notre vie. Et là je ne parle pas de partager la vaisselle, le ménage de printemps ou les devoirs des enfants, mais bien de vrais moments de qualité. 

En couple, avec les enfants, en famille complète.

Prévoyez ces moments-là, aussi courts soient-ils, ils doivent être avant tout qualitatifs et apporter quelque chose à vos relations. Jouer ensemble, être complice, apprendre quelque chose, partager une découverte. Peu importe du moment que ça resserre les liens. 

Cette période désagréable ne doit pas être réduite à un planning et à une course aux tâches ménagères. Elle doit être nourrie de sens, de partage de valeurs. Et quoi de mieux que la mission familiale dans un contexte où vous n’avez pas le choix pour mettre en place tout cela.

Désamorcez les bombes de votre duo

Enfin, gardez en tête que les égarements guettent. Nous sommes humains, et une incompréhension ou une mésinterprétation est vite arrivée, même en bordant le lit de toute votre meilleure volonté.

Une dispute qui éclate est une opportunité supplémentaire de mieux vous comprendre.

Laissez le droit à la personne qui partage votre vie de s’exprimer sans la juger et sans l’interrompre. Ne le prenez pas pour vous et gardez en tête que cette personne ne vous veut pas de mal. Il ne s’agit pas de vous, même si la critique vous est directement destinée. Il s’agit d’elle et de sa cocotte minute. 

Ne cherchez pas à résoudre absolument le conflit si il a besoin de s’isoler. La pièce “retraite” est faite pour ça.

De la même manière, autorisez-vous cette possibilité de vous exprimer sans chercher à blesser, jamais. Tout le monde nage dans la même piscine et cette épreuve de confinement est un très bon enseignant du savoir-vivre ensemble.

Si vous n’êtes pas adepte de la pratique, apprenez à vous excuser sincèrement et communiquer ensemble de ce que vous pouvez mettre en place pour que ces heurts arrivent moins souvent. Et encore une fois, investissez vos plannings pour passer du temps de qualité à deux. A renfort de complicité, vous serez moins en prise aux disputes.

Pour conclure

Bien vivre la promiscuité en famille passe par une bonne compréhension de vos besoins et de ceux qui la partagent avec vous. Et cela passe par l’écoute et le respect. 

L’absence de règle nourrit le chaos, et les plannings vous permettront de gagner en distance, en souplesse, de décharger votre mental et de gagner en sérénité. Prenez le temps qu’il faut pour cadrer votre nouvelle façon de vivre. 

Ne surchargez pas la mule et focalisez-vous sur 5 activités par jour maximum. Vous en tirerez un maximum de bénéfice et de satisfaction. Vous gagnerez le sentiment de mission accomplie en fin de journée. 

Faites place nette chez vous pour désencombrer votre mental et privilégiez des activités diversifiées créatives, physiques, de détente et ludiques, en famille, en couple ou seuls. Pour décharger les tensions, renforcer les complicités, apprendre et partager de nouvelles choses, mieux vous comprendre et de manière générale : faire circuler les énergies.

Mettez à disposition un espace “retraite pour permettre à chacun de s’isoler.

Enfin, connectez-vous à une mission impliquante qui vous sorte de votre tête pour contribuer activement au bien-être collectif.

Retenez que cette période désagréable est une formidable opportunité de tester de nouvelles stratégies familiales, de vous redécouvrir autrement et de souder les liens. C’est une question de choix : allez-vous passivement subir ce sur quoi vous n’avez aucun contrôle, ou allez-vous prendre cette contrainte comme un levier de croissance et d’épanouissement ?

Je vous souhaite bon courage, prenez soin de vous et de tous ceux qui partagent de près ou de loin cette promiscuité avec vous. Et n’oubliez pas que vous n’êtes pas seules. 

Vanessa
 

Bonjour :) Moi, c'est Vanessa. Je suis probablement en train d'écrire un nouvel article pour vous aider à lutter contre le surmenage parental. C'est mon truc, j'aime bien aider quand je le peux. Posez-moi toutes vos questions, suggérez-moi de nouveaux sujets, n'hésitez pas, car Girlsmater, c'est d'abord votre site !

Click Here to Leave a Comment Below 4 comments

Proche du burnout maternel ? Passez le test et recevez mes recommandations pour profiter pleinement de tous les rôles de votre vie.