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Doute, panique : quand vos croyances vous font échouer

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Vos doutes génèrent vos échecs. Et vos doutes sont générés par vos croyances.

Nos croyances génèrent des actions, elles-même responsables de nos réussites et de nos échecs. Si vous ne croyez pas fermement et indiscutablement à la réussite de vos objectifs, ces derniers ont peu de chance d’aboutir. Car malgré votre bonne volonté, vous installerez malgré vous des obstacles parfois rédhibitoires.

Commencer un travail de fond sur vos croyances avant d’entreprendre des actions est nécessaire si vous ne voulez pas voir tous vos efforts sabotés… par vous-même et subir le lot de regrets associés.

Exemple : Si vous êtes convaincue au fond de vous que la communication avec vos enfants ne peut plus s’améliorer parce que tout se joue dans leurs premières années et que le mal est déjà fait, vos efforts pour installer de nouveaux codes et entretenir une relation saine risquent plus facilement de tomber à l’eau. 

Et le problème ne vient pas de la méthode ou de vos efforts, mais bien de cette croyance au fond qui vous dicte des actions sabotantes et contre-productives.

Suivre les signes croyance

Comment installer les bonnes croyances qui vont vous faire progresser vers vos objectifs :

1/ Identifier la croyance bloquante et les cas concrets d’échecs associés

Cette première étape est essentielle. Certaines de vos croyances sont complètement inconscientes. Vous avez besoin de les identifier clairement avant de les désamorcer.

Pour ce faire, listez toutes les situations d’échec que vous vivez de façon récurrente et accrochez-y des exemples précis. Par exemple : vos enfants qui n’écoutent pas vos consignes, un conjoint non soutenant malgré vos demandes, une critique reçue...

Si vous avez du mal à pointer ces situations, demandez-vous à quels moments vous ressentez des émotions négatives (inquiétudes, frustrations, peurs, colère, tristesse). Vos émotions sont des marqueurs précieux pour vous permettre d’identifier ce qui ne fonctionne pas. Chaque fois que vous vous sentez en échec, une émotion y est associée. Prenez le temps de l’écouter. 

Une fois que vous avez ciblé ces situations d’échec, associez-y en face la croyance adéquate : “Je n’arrive pas à me faire entendre de mes enfants [situation] parce que je n’ai pas assez d’autorité [croyance]”, ou “Je me laisse souvent emporter [situation] parce que je suis hypersensible [croyance].”

2/ Décider de la nouvelle croyance à installer

Une fois ce travail fait, vous allez décider de ce que vous voulez installer, sans vous demander si c’est possible ou non. Car une réponse négative serait en fait guidée par la croyance que vous cherchez à éliminer.

“Je veux croire que je suis une maman magnétique et influente, qui a le pouvoir de convaincre ses enfants”.

“Je veux croire que je suis une maman qui sait canaliser ses émotions dans la bonne direction et communiquer sainement.”

Attention : n’utilisez JAMAIS de négation dans cette reformulation. N’écrivez pas par exemple : “Je ne veux plus me mettre en colère tout le temps” car le cerveau ne retient pas la négation, seulement le “je veux me mettre en colère tout le temps”.

Installer de nouvelles croyances

3/ Risquer vaut mieux que regretter (se débarrasser de l’inquiétude et agir)

Les croyances acquises dont vous voulez vous défaire sont quelque part confortables pour vous. Sinon, vous n’y auriez pas adhéré tout ce temps là. Elles vont donc avoir tendance naturellement à vouloir reprendre leur place. Vous devez apprendre à contrecarrer cela.

Au fil du temps et au fur et à mesure que vous allez chercher à installer de nouvelles croyances, les anciennes vont donc vous poser des mines. Chaque fois que vous sentirez vos anciens comportements revenir, demandez-vous : “Qu’est-ce que je risque si je change de croyance dans le pire des cas ? Et qu’est-ce que je risque si je conserve l’ancienne (dans le pire des cas aussi) ?”.

Comparez et constatez le manque à gagner.

4/ Créer un ancrage à cette croyance pour désamorcer les élans de panique

Ce que je vous propose ici peut être considéré comme une béquille pour soutenir vos efforts d’installation de nouvelle croyance. Un coup de pouce.

Car pendant le processus d’installation de ces nouvelles croyances, vous serez probablement soumise à des périodes de doutes, de remise en question (cf. l’ancienne croyance qui tente de reprendre sa place). Ces doutes génèrent de la panique, et donc : des actions de sabotage.

En programmation neurolinguistique, un ancrage est une connexion créée entre une émotion déjà apprise et un stimuli sensoriel (odorat, vue, ouïe, toucher, goût) vécu dans une situation concrète.

En utilisant sciemment les ancrages, vous avez le pouvoir de forcer votre inconscient à accepter, valider et intégrer les nouvelles croyances dont vous avez besoin pour atteindre vos objectifs.

En clair, c’est un peu comme quand vous ressentez du réconfort quand vous croquez dans un carré de chocolat. Votre cerveau a en mémoire cette association chocolat = réconfort. Ou encore quand vous ressentez pleine sérénité quand vous écoutez un morceau de Wagner. En toute situation, si vous écoutez ce même morceau de musique, vous pourrez traiter une situation difficile avec plus de sérénité.

Il est possible de programmer cela de façon consciente avec un exercice simple, à répéter souvent et pendant quelque temps pour qu’il soit parfaitement intégré.

Vous allez donc connecter votre nouvelle croyance à quelque chose de “palpable” et de simple : un morceau de musique, un geste, une posture, un parfum, une photo ou une image…

Exemple : “Je veux me sentir puissante et sereine [ressenti] quand je parle à mes enfants pour installer mon autorité naturelle et me faire écouter d’eux [objectif].” Je choisis mon point d’ancrage : une musique de méditation.


Processus :

  • Je lance ladite musique dans mes oreilles et je commence à me connecter à ce que je veux ressentir (puissance et sérénité) en me rappelant une situation où je l’ai ressentie très fort (évènement où c’est déjà arrivé). Je me concentre et j’intègre pleinement ce ressenti pendant l’écoute de la musique.
  • Je réécoute maintenant ladite musique, mais cette fois-ci, je me concentre et visualise l’objectif que je souhaite atteindre (installer mon autorité naturelle et me faire écouter de mes enfants). Je me projette mentalement dans la scène idéale, j’y vois des formes, des couleurs, le visage de mes enfants, je me vois en train de leur parler calmement, avec assurance et sérénité. Je suis en pleine confiance. 

Répétez cet exercice régulièrement. Plus vous le pratiquerez, plus vite vous assimilerez.

5/ Dialoguer avec votre égo

Cette petite voix qui vous dit de faire gaffe, c’est votre égo qui, par souci de prendre soin de vous et de vous protéger, perçoit le changement comme une menace.

Le changement, c’est bien entendu : la nouvelle croyance.

Il va donc naturellement tenter de reprendre le dessus comme vu plus haut. 

Cet exercice va peut-être vous paraître un peu idiot, mais il fait ses preuves :

Lorsqu’une émotion négative, un stress ou une angoisse surgit, c’est votre égo qui vous parle et vous met en garde. Donnez-lui un nom et parlez-lui comme à une personne extérieure. 

“Michel, je sais ce que tu es en train de faire. Je te remercie de t’inquiéter pour moi, mais je sais ce que je veux, et je sais que pour l’obtenir, j’ai besoin d’aller dans cette direction. Fais-moi confiance, je suis une grande fille, et à l’issue de tout ça, plein de belles choses m’attendent”.

(à adapter selon vos objectifs pour personnaliser ce discours).

La croyance crée le doute

6/ Observer une situation périlleuse sous le filtre de la nouvelle croyance avant d’agir

Afin de ne pas agir sous l’impulsivité et avant toute action dans ce processus de changement, visualisez toujours votre nouvelle croyance AVANT d’agir pour éviter les crises de sabotage.

Si vous paniquez, ne faites rien.

Si vous angoissez, ne faites rien. 

Si vous vous sentez perdre le contrôle et les émotions vous submerger, ne faites rien. 

Prenez un temps pour décanter ce que vous ressentez, laisser la tension retomber et faites vos choix d’action ENSUITE.

[Panic time] “Ok, là, les enfants hurlent et se battent, ça me rend folle, je ne comprends pas mais qu’est-ce que c’est que ce b***** ?!! Je fais tout comme c’est raconté dans l’article de Vanessa mais ça ne marche pas, qu’est-ce qui cloche ?!.....

  • Action à chaud : vous hurlez (sabotage)
  • Action à froid après être partie respirer 5 minutes dans les toilettes et vous être reconnectée avec la nouvelle croyance [je suis une maman qui canalise ses émotions et communique sereinement] : “Ok les gars, chacun dans sa chambre, toi tu ouvres un livre, toi tu dessines, tout le monde se calme et quand ce sera ok, on discutera tous ensemble pour régler le problème.
Observer avec une nouvelle croyance

7/ Noter toutes les réussites qui valident cette croyance et les relire souvent

Une bonne pratique pour aider une nouvelle croyance à s’installer, est de tenir un journal des actions qui ont généré des réussites.

C’est une manière de garder en tête ce qui a fonctionné pour les reproduire. 

Cela va venir renforcer ces mêmes actions, par rebond de satisfaction.

8/ Noter les actions entreprises sous l’ancienne croyance pour ne plus les reproduire

De la même façon qu’au point précédent, noter et documenter les actions qui ont généré de l’échec est la meilleure voie vers l’amélioration.

Vous vous êtes emportée et vous êtes mise à hurler sur vos enfants ? Pas grave. Votre ancienne croyance a juste remis les pieds dans le plat et cela vous arrivera probablement encore jusqu’à ce que la nouvelle soit définitivement installée.

Notez tout ce qui s’est passé à ce moment-là. Action, ressenti, réactions… Notez aussi quelles sont les actions que vous n’avez pas réussi à appliquer et qui auraient pu vous éviter de déborder. 

Relisez vos note fréquemment. Les écrire pour les mémoriser c’est bien, mais la répétition est maîtresse d’apprentissage et d’assimilation.

La croyance génère la réussite ou l'échec

9/ Vous armer de patience et d’indulgence

Comme dit juste au-dessus, vos anciennes croyances chercheront à reprendre le dessus tant que les nouvelles ne seront pas solidement ancrées en vous. Et ça prend un peu de temps. 

Armez-vous de patience, ne baissez pas les bras et recommencez aussi souvent que nécessaire. Cela finit toujours par entrer. 

Ce qui fera la différence, c’est votre capacité de concentration et votre persévérance. Et ces capacités sont directement liées au désir que vous avez de voir vos objectifs aboutir.

D’où l’importance de bien cerner le désir que vous avez en amont. 

Autre chose, ne culpabilisez pas si ça ne marche pas du premier coup. Car ça ne marche presque jamais du premier coup. Pour personne, croyez-moi. Un échec reste est restera toujours une opportunité de faire mieux la prochaine fois. Il est juste le témoin de votre progression. Et vous progressez, quel que soit votre rythme.

Faites de vos croyances vos meilleures alliées

Vous avez le choix.

Vos croyances peuvent aussi bien être vos meilleures alliées que vos pires ennemies. 

Les forcer à se plier à vos objectifs est la voie royale vers l’accomplissement de votre vision.

Qu’il s’agisse d’une communication apaisée et fluide avec vos proches, de renouer de la complicité dans votre couple, d’être écoutée et respectée de vos enfants, de retrouver du temps pour vous…

Travailler sur vos croyances est indissociable d’un processus de changement, quel qu’il soit. Ne laissez pas vos croyances obsolètes vous miner le terrain, c’est déjà assez difficile comme cela.

Donc souvenez-vous :

  1. Identifiez vos croyances bloquantes et les situations d’échec associées

  2. Décidez des nouvelles croyances à installer (au profit de vos objectifs)

  3. Risquer est mieux que regretter

  4. Créez des ancrages pour désamorcer les élans de panique

  5. Dialoguez avec votre égo

  6. Imprégnez-vous de vos nouvelles croyances AVANT d’agir

  7. Notez vos réussites

  8. Notez et documentez vos échecs

  9. Armez-vous de patience et d’indulgence

Ayez confiance dans le processus et dans vos choix. Vous ne les faites pas par hasard.

Même quand les vents semblent souffler contre vous, souvenez-vous que rester intègre vis-à-vis de ces choix fait déjà de vous une meilleure version de vous-même.

Vanessa
 

Bonjour :) Moi, c'est Vanessa. Je suis probablement en train d'écrire un nouvel article pour vous aider à lutter contre le surmenage parental. C'est mon truc, j'aime bien aider quand je le peux. Posez-moi toutes vos questions, suggérez-moi de nouveaux sujets, n'hésitez pas, car Girlsmater, c'est d'abord votre site !

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